Dev. personnel

27/06/2017

La fibromyalgie.

 

Les fibromyalgiques sont souvent des personnes plus que courageuses, trop gentilles, trop bonnes, trop généreuses. En majorité, il s’agit de femmes, bien que les hommes puissent également en être atteints.

Etant dévalorisées à l’extrême, elles paient n’importe quel prix pour avoir quelques miettes d’amour.

Seules, isolées, même et surtout si elles ont une entourage, leur corps ne fait qu’exprimer leur immense souffrance morale. La douleur morale intense est le commun dénominateur de tous les cas.

Elles ont donc, dans un premier temps, besoin d’être écoutées et entendues.

Un de leurs grands drames est d’être incomprises car la fibromyalgie est la maladie « façade » par excellence : elles arrivent toutes avec le sourire, charmantes, soignées, voire coquettes.

Dehors, tout semble aller bien, dedans, tout s’écroule.

N’ayant aucun symptôme physique, sauf de rares cas accompagnés de problèmes articulaires, agissant comme si de rien n’était, leur entourage ne comprend rien et ne tient pas compte de leurs souffrances, douleurs, fatigue extrêmes.

Bien sûr, elles se plaignent un peu (si peu) mais les apparences sont tellement trompeuses que les proches n’y voient que du feu et ne leur viennent guère en aide. Cependant, pour chaque effort réalisé (porter le sac à provisions ou le pack d’eau, pendre la lessive,…), elles paient le prix fort : la souffrance se décuple pour quelques heures, jours, voire semaines, et la fatigue aussi.

Cinq conflits

 

Très souvent, il leur faut de longues années avant d’avoir un diagnostic, pour s’entendre dire que c’est incurable. Si la médecine conventionnelle ne parvient guère à les secourir, en décodage, nous avons bien des cas de guérisons complètes.

Les conflits invariants de la fibromyalgie sont au nombre de cinq : dévalorisation profonde, impuissance, chute verticale, séparation, souffrance/ douleur morale incommensurable.

Autrement dit, ce type de thèmes se retrouveront systématiquement, en même temps ou séparément, dans les drames familiaux et personnels de ceux qui sont atteints de cette pathologie.

Les maladies sont comme les pissenlits : si vous arrachez la mauvaise herbe sans éliminer la racine, vous avez la garantie d’avoir bientôt un nouveau pissenlit.

Un travail complet et sérieux en décodage consiste donc toujours, au minimum, en l’étude des racines du problème (psychogénéalogie et projet périnatal, également nommé projet (sens) où résident les causes cachées du déroulement de nos vies, et d’une étude des événements de vie (programmants et déclenchants) afin, bien sûr, de comprendre, résoudre, changer de regard et évoluer.

Dévalorisation

 

Ouvrir le barrage, laisser couler tant de douleur contenue amène une atténuation graduelle des symptômes.

Les thèmes de leur vie sont très lourds :

• Les morts sont plus aimés que les vivants.
• La séparation définitive de l’être sans lequel on ne peut vivre
• La calomnie, la diffamation, la dévalorisation grave, les injures, la violence verbale
• Le contact long (mariage, travail) avec de vrais manipulateurs qui les détruisent à petit feu
• Les coups et blessures, menaces de mort, l’obligation d’obéir sous la menace
• L’inceste, le viol, les sévices sexuels

Ces personnes sont tellement dévalorisées qu’elles ne réalisent pas que ce qu’on leur fait subir est inadmissible.

Souvent apparaît aussi le thème de n’être pas dans la bonne direction, de vivre une vie qui ne correspond pas à leurs aspirations.

Mémoires généalogiques

 

Comprendre le sens de leur maladie, découvrir les causes profondes de leurs souffrances (psychogénéalogie, projetsens) permet de déposer le fardeau.

Les mémoires généalogiques sont toujours excessivement dramatiques :

• Camps de concentration ou de travail
• Expérimentation sur l’humain dans les camps nazis
• Enrôlement de force dans l’armée ennemie et obligation de tuer les siens
• Morts très violentes
• Deuils jamais faits d’un enfant, d’un conjoint
• Vexations terribles, lynchage, torture
• Horreurs de guerre
• « Cendrillon », esclave
• Exclusion, rejet total, vexations (tout le monde a de la viande au repas, sauf elles)
• Jalousies féroces
• Malversations financières
• Violences, coups, blessures, menaces, tirs
• Infidélité
• Pauvreté extrême
• Menace de guerre, guerre
• Accouchements atroces
• Ecroulement des rêves d’amour
• Séquestration pour cacher une grossesse
• Abandon (passif ou actif)

Pour guérir

 

Les projets-sens ne sont que la continuité de ces thèmes.

Pour guérir, le fibromyalgique devra
• Arrêter d’être un « paillasson » (c’est l’expression d’une consultante complètement guérie)
• Développer un véritable amour de soi et une haute estime de lui-même qui lui permettra de gérer la frontière entre la gentillesse et l’excès de bonté
• Apprendre à dire non et à mettre des limites afin de se respecter lui-même et d’obliger les autres à le respecter
• Comprendre qu’il a droit au bonheur et au respect
• Parfois, changer de situation de vie.

Dans ce cas, si la personne ne le fait pas, il y a amélioration mais pas guérison complète.

Dans l’ensemble des personnes qui ont fait, avec moi, un travail approfondi et complet en décodage, le pourcentage de guérisons à long terme est de l’ordre de 80 %.

Telle Marijke qui, toutes douleurs et fatigue disparues, a fait avec son mari les travaux de maçonnerie de leur nouvelle maison, tout en reprenant à temps plein son métier et son rôle de mère de famille.

Elle est guérie depuis 2003.

Certaines personnes gardent 20 à 30 % de symptômes car le retour à la santé induit la perte de leur pension d’invalidité ou la reprise d’un métier détesté.

D’autres encore annulent très vite leurs rendez-vous : souvent, sous l’influence du conflit de diagnostic, elles ne croient pas en leur possible guérison ou bien n’ont pas le courage d’affronter leurs souffrances.

Dommage, car la fibromyalgie est une maladie où le retour à la santé est simple et exempt de toute complication.

C’est un cheminement graduel vers une vie douce et paisible, remplie d’énergie et de bien-être.

Ananda Meyers